Belleville Intelligencer: les réseaux «ont sous-financée et ont négligé» la télévision locale
Le texte qui suit est extrait de l’édition d’aujourd’hui du Belleville Intelligencer :
… depuis des années, les réseaux de télévision laissent allégrement aux câblodistributeurs le soin d’assumer les frais d’une large diffusion de leurs produits. Ils ont pu ainsi hausser le prix de la publicité et engranger des profits, qui leur servent principalement à acheter des émissions américaines. Maintenant que s’amenuisent les revenus publicitaires, ces réseaux cherchent à régler le problème en sollicitant l’aide du grand public.
Et l’aspect le plus amusant de leur tentative est qu’ils prétendent assurer la survie de la télévision locale.
Je ne sais pas dans quel dictionnaire les réseaux de télévision ont trouvé la définition de « local » mais, selon le mien, « tout ce qui se trouve dans un rayon de 500 km » n’a rien de local. Or, il faut savoir qu’aucun de ces réseaux n’est situé à moins de 500 km des localités desservies. Si je fais le compte des stations locales, j’en trouve une ici (CBC, si l’on veut), une à Peterborough (la même qu’ici), une – régionale celle-là – à Timmins (MCTV), une à Prince Albert (CTV), mais aucune à Simcoe, Woodstock et Brantford, alors qu’il y a, bien sûr, des stations locales par câble dans chacune de ces villes.Un jour, à Peterborough, j’ai reçu un appel d’une de nos stations « locales » (Toronto) qui cherchait à obtenir de l’information sur la grève d’employés municipaux. Le problème, c’était que la grève se déroulait dans la ville de Kawartha Lakes, et j’ai dû expliquer au reporter « local » que l’on ne pouvait faire un reportage sur Lindsay à partir de Peterborough.
Pendant des décennies, les mêmes réseaux qui déplorent aujourd’hui que la télévision locale soit aux mains des câblodistributeurs l’ont sous-financée et ont négligé de lui apporter le soutien nécessaire.
Si elles avaient agi autrement, les stations dont l’avenir est compromis pourraient survivre, sans que ce soit au détriment des câblodistributeurs et des consommateurs.
Qui a dit que la vérité ne faisait pas de la bonne télévision?
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nevilleross






